Sur le retour d’un tournage dans la campagne Tchèque, il nous restait quelques heures à tuer avant notre train de nuit retour vers Bruxelles. Le programme du dernier jour était à écrire : rester à l’hôtel ou s’évader. Quelques recherches sur nos options ont fini de sceller notre décision. On a fendu la frontière Slovaque avec les Bratisla-Boys qui crachent dans les hauts-parleurs de la Skoda, pour se laisser surprendre par la belle Bratislava. Je ne crois pas que j’aurais un jour choisi son nom sur une carte comme destination. Et pourtant, en si peu de temps, le charme de la vieille ville m’a quand même attrapé. Impossible de se vanter l’avoir visité, tout juste effleurée avec seulement quatre heures sur place. Difficile d’y mettre des mots quand on l’a seulement survolé, mais j’ai aimé l’architecture de la vieille ville, les couleurs des façades, les cafés dès qu’on tourne la tête, l’anecdote à propos des boulets de canon de Napoléon dans les façades conté par un touriste québécois, le vieux tramway rouge qui contraste sur les devantures de verre et de pierres, les ruelles pavées et l’histoire qui transpire dans chaque travée. Florilège de clichés capturés au gré de notre découverte de la cité.
Une fois le temps écoulé, il nous a fallu faire marche arrière pour connecter les deux capitales européennes les plus rapprochées du vieux continent. Le soleil embrase le ciel dans le rétroviseur de la Skoda, le coeur léger de rentrer mais touché par l’inattendu de la découverte de la capitale slave.