Dans mon sac pour l'été 2026

CATÉGORIE MATERIEL
DATE 23 JUILLET 2026

Dix-sept heures à ma montre. Le soleil provençal écrase encore la journée mais ne brûle plus la peau. Les enfants sont réveillés de la sieste, le goûter est terminé, la piscine nous appelle à l’ombre du grand chêne. Après un début d’après-midi passé dans la pénombre de la maison, volets fermés, la vie s’invite dans le jardin de la maison de famille. Chaque jour se ressemble et pourtant de nouvelles histoires s’écrivent. Je suis là pour ça : les voir grandir, faire partie de chaque instant au coin de la piscine, sur la terrasse, au parc de jeu ou sur le carrousel de la place. Les vivre surtout et avant tout, mais documenter ces moments m’est précieux aussi.

summer bag 2026
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Chaque été, je me questionne sur ce que j’emporte pour documenter ces quelques semaines de déconnexion en famille. Deux enfants, un aller-retour en train, une poussette et leur valise à gérer le jour du départ : si je veux rester agile, tout doit tenir dans mon sac à dos de 35 litres. Trois semaines, matériel photo, vêtements et un peu de café compris.

Ce ne sont pas des aventures de dingue qui m’attendent. L’objectif est de profiter et de documenter les moments simples de la vie en Provence, de mes enfants qui s’amusent seuls ou avec nous. Je pourrais tout faire avec mon iPhone, mais j’ai envie de prendre le temps, de faire de belles images avec mon boîtier, de mixer parfois les médiums.

Les images

Si j’ai eu tendance à vouloir couvrir tous les médiums par le passé, depuis l’arrivée de notre deuxième enfant, je remarque que le choix du boîtier et de la focale se fait naturellement et sans surprise lorsque je décide de documenter des moments en famille. Le boîtier est le seul numérique que je possède et n’est donc pas une surprise : mon fidèle Panasonic S1. L’argentique restera sur l’étagère cette année ; le train et les 35 litres ont tranché.

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Si par passion j’ai toujours greffé des focales argentiques à mon S1, ces dernières années le zoom les a supplantées. Il faut avouer que le confort de l’autofocus, de pouvoir passer d’un grand angle quand mon fils me court dessus à un semi-téléobjectif pour un portrait de plus loin ou pour compresser une scène, a quelque chose de très libérateur. Suivre un enfant de trois ans et sa sœur de bientôt neuf mois sans autofocus est faisable, mais avec trop de déchet et d’approximation qui finissent par entacher le plaisir du focus manuel que j’ai une bonne partie du reste de l’année.

Ce que j’apprécie avec mon Sigma 28-70mm, c’est sa polyvalence. Il n’a rien de sexy, mais il est relativement léger et peu encombrant comparé aux 24-70 f/2.8 concurrents. L’ensemble pèse tout de même près de 1,5 kg, une part sérieuse de ce que je peux porter sur trois semaines.

Est-ce que j’aimerais un setup plus compact pour cet usage ? Absolument. Mais à la fois, c’est le setup que j’ai, que je connais les yeux fermés, et c’est ce confort que je cherche avant tout. Ces dernières années, j’essayais de me convaincre que j’avais besoin d’un X-E5 ou d’un autre boîtier hyper compact, mais finalement le poids ou l’encombrement de mon S1 ne m’empêchent pas de le sortir. Tout du moins je n’en ai pas l’impression.

Je suis toujours pour réduire mon kit, mais l’investissement ne semble pas en valoir la chandelle. Je crois aussi qu’à 36 ans, avec un peu d’expérience et un boîtier qui coche encore beaucoup de cases, j’ai atteint ce que je qualifierais de luxe suprême : ne plus me soucier d’avoir le dernier matériel, le plus performant, mais connaître les mollettes, les réglages et le comportement de mon boîtier dans n’importe quelle condition sur le bout des doigts. Travailler avec ses qualités et ses contraintes en sachant les anticiper a quelque chose de grisant.

Le mouvement

Si j’aime profondément la photo, je suis un vidéaste au plus profond de moi. Ces dernières années pourtant, ma pratique de la vidéo s’est déplacée vers le pro et les projets. Je ne filme plus vraiment comme je filmais nos voyages plus jeune avec Samantha. Un caméscope nous sert d’archive familiale, mais les rushes dorment sur mes disques durs. La passion ne s’est pas perdue : j’ai simplement besoin de simplicité, de compacité et de qualité si je veux refaire de la vidéo au quotidien. J’ai essayé avec l’excellente performance vidéo de mon iPhone, mais celui-ci reste mon téléphone et non une caméra dans mon esprit. Depuis quelques semaines, la DJI Osmo Pocket 3 me fait l’effet d’une cure de jouvence.

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Je retrouve un sens à la vidéo personnelle, mieux encore : j’y prends du plaisir, ça stimule ma créativité. La perspective de la poser sur un petit trépied dans un coin du jardin, de laisser tourner l’enregistrement et de continuer à vivre le moment avec eux est sans doute ce qui m’excite le plus pour ces vacances.

Le son

Je ne pars plus quelque part sans un micro. Je ne capture pas forcément beaucoup avec, mais j’aime le savoir non loin. Pouvoir à tout moment mettre les écouteurs dans mes oreilles et me laisser transporter par le son amplifié. Parfois je clique sur REC, d’autres fois non. Capter les instants en image est précieux ; ne pas oublier les sons qui nous entourent l’est tout autant. Je rentrerai peut-être sans rien, avec une poignée de prises ou une vingtaine, je ne sais pas d’avance. Je sais juste que mon Sony PCM-M10 sera du voyage et qu’il enregistrera sûrement les rires de mes enfants, les cigales ou le grincement des wagons sur les rails.

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On relit une carte postale, on regarde à nouveau nos photos, on revisionne nos vidéos. Ne devrait-on pas aussi tous réécouter les sons des moments qui nous sont si chers ?

Ce qui reste

Un sachet de café DAK pour rejoindre le setup café laissé chez mes beaux-parents, quelques vêtements et un livre. Le sac est bien plein mais il ferme. Les bretelles tirent un peu mais tout est là : chaque objet a été discuté, pesé, gardé. Le reste attendra septembre. Je sais que je pars avec l’essentiel pour documenter ce qu’on va vivre, et non pas vivre pour documenter.

POUR ALLER PLUS LOIN...

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